Argot- suite

La garde
 les chevaux noirs, les gros frères Les grenadiers à cheval
 les écrevisses  Les lanciers rouges 
 les hussards de la marine.  Les marins de la garde
 les grenadiers rouges.  Les grenadiers hollandais 
 les gardes du roi de Rome.  Les pupilles de la garde 
 les C.T.S  (leurs fourgons portent cette abréviation.)  Les conscrits – grenadiers 
 les chanoines de l’armée.  Les vétérans de la garde 
 la grenadière.  La batterie des tambours de la garde 
 les oiseaux de paradis.  Les musiciens des grenadiers
 un Monsieur.  Un soldat de la garde
 gros bonnets, gros majors.  Les majors de la garde :
 les soldats souterrains, ( leur poste de garde : chambre de veille.)  Le génie de la garde
 le bataillon sacré.  Au retour de l’île d’Elbe, les grenadiers et chasseurs
 les cyclopes.  Les grenadiers portant la cocarde sur le devant du bonnet
Les nationalités
 Les Didon  surnom donné par les Italiens aux Francais ( car ils commencent souvent leurs phrases par « Dis  donc »)
 Les Nuvoloni ( ce qui veut dire gros nuage en Italien)  autre surnom donné par les Italiens: les français disaient toujours  » nous voulons  »  de la la phrase  » sti nuvoloni c’hanno rotto li coglioni  »  traduction litterale :  »ces nuages nous cassent les C…….. »   cette phrase ètait très à la mode à Rome et en        Italie centrale
 Les Goddams ( prononcé « Godans »)   les Anglais
 Les kaiserlicks, les autres chiens, les soldats à la crême  les Autrichiens
 Les cousins de l’Empereur    les Corses
 les sans culottes,les gardes d’honneurs, les gardes douleurs , les mirliflores   les Ecossais
 Les Cupidons  Les archers Baskirs Russes
 Les Carmagnoles   surnom donné par les Allemands aux Francais ( en souvenir de la Révolution de 1789)
Les maladies, les affections, les blessures
 La charmante   la gale
 La mie de pain   les poux
 L’abreuvoir à mouches  large plaie profonde au visage faite avec le tranchant d’un sabre
 Être abîmé, être hypothéqué   être blessé
 Avoir de la garnison  avoir de la vermine sur le corps et dans l’uniforme
 Les trottantes  les souris et les rats
 Etre embrassé par une demoiselle quand un soldat est blessé par un boulet
 Un gigot  une vilaine amputation
 Blessé a la coloquinte  blessé à la tête
 Tourner de l’œil , descendre la garde, défiler en parade , se casser la pipe  être tué sur le champ de bataille
 Le raisiné   le sang
 Les Cerveaux gelés ou les Hébétés  ceux qui devenaient fous en Russie
 La débine   la pauvreté
 Donner des épices  donner une maladie vénérienne
 Un onguent  » miton-mitaine »  Un onguent fait de mie de pain et qui n’a aucun effet
 La Basse-Geôle  la morgue
En rapport avec la nourriture et la boisson
 Avoir sa pente, être brouillé avec l’équilibre, être gris  être saoul
 Mettre les dents au crochet   n’avoir rien à manger
 Faire une bosse ,faire bombance  bien manger
 Un fripe-sauce  un goinfre
 Le jus de l’arbre tordu ou le jus de l’arbre    le vin
 Le chasse-cousin  le mauvais vin
 Le rongomme, le casse-poitrine , le riquiqui, le sacré chien,le sauve-la-vie  L’eau de vie
 On godaille  quand il n’y a pas de distribution de nourriture régulière
 Le laisse-toi-faire ou  le canon  le verre de l’amitié
 Le boujaron  dans la marine, un verre de rhum
 Du vermicelle dans la cane de cornant  des asticots dans la viande de bœuf
 La grenouille  la partie de la solde réservée pour acheter de la nourriture
  Ils lisent la gazette  se dit quand les chevaux n’ont rien à manger 
 Charbonner le bouilli  Utiliser de la poudre pour saler repas
 L’ambigu  le repas ou on sert en même temps la viande et le dessert

Argot militaire du grognard

Le Patron :                      Le petit tondu : Napoléon.

Le Mois-Napoléon :        Le 13e mois de solde.

Le vilain jeton :               Wellington vu par les français.

Les armes.

Le brutal, le bronze :        Le canon

Il tousse :                          Quand le canon tire

Le crucifix à ressort :        La flûte à bassinet, le soufflant, le mandrillon, le pistolet.

Le repoussant :                 Le fusil.

La côte de bœuf :              Le sabre.

Un jambon :                      Quand le fusil est cassé en deux au niveau de la crosse.

Un triqueballe :                 Charroi d’artillerie.

En rapport avec le maniement des armes.

Déchirer la mousseline :Se dit d’un feu de peloton qui se fait par saccades et dont les coupde feu partent enpétarade discontinue (un feu de peloton doit se faire en un seul coup).

« Ferrailler », se « brosser à coups de sabre », on se « rafraîchit à coups de sabre », on se « travaille le cuir », on « va  sur le pré » pour se battre, pour « se tâter » :combattre en duel

Un coup de manchette :Un coup de sabre qui touche le poignet

Mettre flamberge au vent – tirer la latte, tirer la ligousse : Tirer l’épée ou le sabre.

Crosser : Quand une balle de fusil est déviée par la crosse du fusil.

Un déjeuné à la fourchette : Une attaque à la baïonnette.

Le canon  » tousse :Le canon fait feu.

Pousse la botte au cochon     :Un coup de sabre dans la gorge.

L’habillement, la tenue.

Le lampion : Chapeau de napoléon.

Un habit de vinaigre : Un habit trop léger ou trop mince pour la saison.

Le grimpant ou la montante :         Le pantalon ou la culotte.

La ruche à miel : Le bonnet à poil des grenadiers à pied de la Garde.

Le pot en tête : Le casque des sapeurs du génie.

Le feutre : Le bicorne.

La carotte : Le pompon du bicorne.

Des pattes de lézards : Les gants gris ou verts non réglementaires des soldats.

Des coquerelles : Les cocardes des shakos.

Un saule pleureur : Le plumet qui retombe sur le devant.

Double-décalitre ou le blockhaus : Le shako des hussards.

Le cul-de- singe : Le motif rond, de couleur rouge, qui orne le sommet des bonnets à poil.

Le trottoir à punaises : La bordure façonnée qui orne les bords des visières des shakos.

Le berry : La tenue d’hiver.

Les guenilles de Choiseul : Les épaulettes.

A l’avant-garde : Les cheveux qui sont coupés jusqu’aux oreilles

Oreilles de chien : Les cheveux coupés par-dessus les oreilles.

Des nageoires ou des crosses de pistolet :  Les favoris.

Mettre sa vaisselle à l’air :Arborer ses décorations.

Une couverture de droguet : Laine légère de bas prix.

Le matériel et les accessoires

 La bouffarde : la pipe

 La pièce grasse : un chiffon huilé qu’utilise le fantassin  pour nettoyer le fusil

 Les ardeillons : les éperons

 La descente de lit : le tapis de selle de fourrure porté par certains officiers

 Le sac à peau : le havresac

 La cinquième reine : le pommeau de la selle pour les cavaliers novices qui s’y                                                cramponnent.

 Les fartes ou chabaques : les brides et les courroies dans la cavalerie

 Le saint-crépin : le matériel de réparation des cordonniers et des maîtres-bottiers

 Une perruque en vergette : un toupet porté comme le maréchal Bessières

 La bamboche : la croix, la légion d’honneur

 Le coucou, l’oiseau : l’aigle du drapeau

Les soldats

 Dur à cuire , vrai bougre, vieille moustache, briscard, brave à trois poils, crâne, Grivier,  Vieille culotte,  Fameux lapin,  Câlin : soldat chevronné

 Marche à terre, pousse-caillou, Sous-pieds de guêtres, des Tourlourous :fantassin

 Les Immortels : La Garde

 Gros talons, gilets de fer : les cuirassiers

 Carabins : chirurgiens

 Céleris, riz-pain-sel : employé de l’intendance

 Marche à regrets : conscrit réfractaire

 Un rafalé, un frileux , un Bêche :  un soldat qui à peur

 Peint à l’encaustique : jeune hussard imberbe  (on lui dessine de fausses moustaches quand il arrive au corps)

 Cavaliers du patatras : Les cavaliers inexpérimentés de la fin de l’Empire

 Une Puissance : un haut gradé

 Un Vendu : un soldat remplaçant

 Des Jean-Jean, des Blancs-becs, des Becs-à- sucre : Les conscrits qui arrivent au régiment

 Un Courte-botte: Soldat de petite taille

 Un Loustic : le soldat qui est le plus gai de la compagnie

 Blondin : celui qui fait le fier ou le beau ( s’il se met en grande tenue, il fait le Faquin )

 Un Barbet : un déserteur

 Un Ours, un Grigou : celui qui vit à l’écart des autres

 Les Marchands de mort subite : le maître d’armes du régiment et le prévôt

 Joue des jambes :  le soldat qui se sauve en courant lors d’une attaque

 Un Amateur : celui qui s’écarte durant une marche

 Un  Engourdi : le soldat qui arrive en retard au bivouac pour se réchauffer

 Un Soudrille : le militaire libertin , un soldat sans honneur

 Des Pitauds. : les paysans lourds et grossiers qui arrivent à l’armée

 Une Clique : Dans les régiments de cavalerie, les mauvais sujets se regroupent entre eux

 Des » courte-queue » : les nouveaux soldats qui arrivent dans la Garde et qui ne peuvent encore se faire une queue avec les cheveux

 Des colbacks : les conscrits qui arrivent avec les cheveux longs (avant d’être coiffés réglementairement à la Titus ou à la caniche)

 Un Enfant de la giberne : l’enfant naturel d’un militaire et d’une cantinière

 Menteur comme un bulletin : le soldat qui ment

 Les Rafales : les  prisonniers de Cabrera

 Un Bien ficelé : le soldat équipé sur le pied de guerre

 « à quia «  : celui  qui ne comprend pas la langue d’un pays

 Chagriné de service : le soldat qui a trop  de travail

 Un tapin : apprenti tambour, mauvais tambour

 Il fusille son sac : le sous-officier qui passe officier

 Un « vas-y-dire » : un enfant qu’on envoie porter un message contre récompense

VEERE, suite et fin

La soirée du samedi s’annonce des plus chaudes…. Nous sommes invités à l’apéro de la 8° dont sa légendaire vivandière fête son anniversaire à minuit cinq le dimanche matin dixit elle-même !

Souper entre grognards, au menu saucisse et taboulé arrosé du sang de la vigne, très bonne ambiance sereine et conviviale et puis comme dirait une personne que je ne citerai pas « c’est là que tout a déraper monsieur le juge ». Nos vivandières ont décidé de faire la fête pour l’anniversaire de Marie-Aube, pas possible de les calmer…. Jusque minuit. Les habituels fêtards eux ont réussi à tenir jusque 3h30 quand ils se sont faits sermonner par nos voisins de camp.

Dimanche, réveil, déjeuner et mise en route pour un tour du village. On n’a pas trouvé l’endroit de la commémoration et on est revenu trop vite pour l’escarmouche ; merci Major ! Il n’empêche que l’on a fait une séance photo sur les berges de Veere (pour les photos de notre nouveau reporter, faudra attendre qu’il ait un pc et une adresse mail, pas gagné …) sans le Capi, désolé, qui est toujours occupé à parfaire son anglais et néerlandais en réunion de commandement.

Apéro (encore !) et potée au lard, merci les filles.

Départ pour la bataille et comme d’habitude la Garde attend sagement son heure pour intervenir. On monte sur le bout de terre qui nous est réservé avec le 2° chasseur et là surprise on avance, on ferraille, on recule, on ferraille, on va au contact (pas un vrai les homards ont peur de nous, mais vraiment !), les rangs se déciment, on descend sur l’embarcadère, on ferraille, on remonte et on finit le boulot. Retour au bivouac complètement noyé de soleil et de transpiration.

Nettoyage des armes et démontage express du bivouac, il est vrai qu’à un peu plus de 20 ça va plus vite. Retour en nos terres ancestrales vers 19h sain et sauf.

Merci à tous pour ce weekend, votre compagnie, votre amitié et votre travail. Michel

VEERE…2019 (Pays-Bas).(1)

Après une semaine de discussions et d’arrangements pour tous se caser dans les véhicules, et après avoir calmer Boussole qui rêvait de manger des moules de Zélande…. Nous voici partis pour la Hollande et le village bien joli et pittoresque de Veere à plus ou moins deux heures de route de notre quartier habituel.

Une arrivée sans encombre et un montage pas trop facile vu le manque de places dans le bivouac, mais comme on en a l’habitude on a vite fait de prendre ses aises. Montage de l’intendance et de l’auvent et des tentes à 7… pas facile et assez fatigant…. A ce sujet pour ceux qui ne s’en rendent pas bien compte, ce n’est pas parce que votre tente se trouve dans la camionnette, qu’elle sera montée et paillée à votre arrivée. Cela va devenir de la responsabilité personnelle, comme vos ustensiles de cuisine, sauf si arrangement avant départ. A bon entendeur……

La soirée se passe comme chaque fois entre les arrivées tardives, la visite des environs et les mangeurs de moules…. Pour cette fois. Nous acceptons avec grand plaisir et nous partageons notre intendance avec la 8° qui pour une fois est en nombre restreint.

Samedi matin, réveil des troupes, déjà bien difficile pour certains mais la Garde ne laisse rien paraitre. Le capi se rend à sa réunion d’état-major tout en néerlandais et en anglais, pas facile !

Pendant ce temps, la troupe s’habille complet même si la température de cette fin de mois d’aout grimpe allégrement au-dessus des 30 degrés. Une école du soldat à l’ombre de l’église, quelques explications régimentaires et tour de la bien jolie bourgade de VEERE. Diner, sieste et à 13h30 on débarque sur le bras de mer pour repousser du homard. Mais là, le champ de bataille ressemble à un timbre-poste ce qui nous empêche en partie de nous déployer avec le 2° chasseur comme on l’aurait souhaité.

Bataille trop courte, pas du tout excitante, on aura tiré 6 cartouches au total… Retour au bivouac, nettoyage des armes ou je découvre un fusil silex qui ressemble plus à une pioche rouillée qu’à une pétoire !!!  Pour tuer le temps visite de la petite cité pour certains, terrasse et collations mousseuses en terrasse pour d’autres et même baignade improvisée dans le bras de mer pour les plus téméraires.

A suivre….

TETE DE COLONNE DES CHASSEURS A PIED DE LA VIEILLE GARDE 1804 – 1815

Conformément au décret de 1802, le 1er régiment de Chasseurs à pied de la garde Impériale est pourvu d’une musique régimentaire comportant trente-cinq exécutants y compris sa direction. A leur lise sur pied, les autres régiments de Chasseurs à pied bénéficieront également d’une musique avec les mêmes effectifs.

Lors des grandes parades, la musique régimentaire marche en tête du régiment avec les fifres et tambours de compagnies, ainsi que les sapeurs, cependant sur le plan administratif ils dépendent des compagnies ou de l’état-major régimentaire. Cette disposition s’appelle la « tête de colonne ».

Les Sapeurs.

Avant 1810, l’uniforme des sapeurs se distingue de celui de la troupe surtout par l’ajout de haches croisées. Ces haches sont en drap blanc sur fond rouge, cousues au sommet de chaque manche.

A partir de 1804, indépendamment  de leur grade, tous les sapeurs reçoivent des épaulettes de sergent.

Avant 1802, le bonnet des sapeurs est orné d’un cordon à raquettes et glands verts et or attaché du côté droit, ainsi que la cocarde et le plumet.

Après 1802, les sapeurs portent le même bonnet que les sergents du régiment. Cependant la gravure publiée par « Chez Jean » (1803) donne le cordon de bonnet comme étant vert. Le manuscrit d’Otto, daté de 1807, montre le sapeur avec un cordon blanc et vert (argent et vert ?) A un gland attaché a sommet du bonnet. Ce bonnet comporte un fond de drap écarlate garni d’un galon blanc en croix. Sur la gravure de martinet, de 1808, le bonnet du sapeur ne comporte pas de cordon. Le bonnet des caporaux-sapeurs ne se distingue en rien de celui des simples sapeurs, le cordon des sergents, par contre, comporte une plus grande quantité d’or dans sa composition. Otto, Martinet et Henschel donnent le plumet des sapeurs avec les couleurs de tailles inégales : la partie supérieure, rouge, étant plus grande que la verte, à la base. Ceci est particulièrement bine visible sur l’aquarelle des frères Henschel (1810) qui représente un caporal des sapeurs. Le bonnet des sapeurs comporte la cocarde ou le pompon des sous-officiers. Le somptueux plumet du bonnet des sapeurs est en plume de vautour.

Les haches, brodées en fil d’or sur fond écarlate ne décorent plus seulement les manches, mais également les pans des retroussis. Par ailleurs, les haches portées aux manches sont souvent complémentées par une grenade enflammée ou la couronne impériale.

La gravure de martinet représente un sapeur en grande tenue vers 1808, son habit porte des épaulettes de troupe à tournante or, des haches croisées blanches sur fond or et surmontées d’une couronne impériale également or.

A partir de 1810, les sapeurs portent le même habit que les tambours et les fifres, mais sans les nids d’hirondelles et le galonnage à la taille. Les couleurs avant et arrière des manches sont garnies tout du long d’un galon vert et or, le reste demeure comme auparavant.

Le surtout des sapeurs est identique à celui des fifres et tambours, mais la taille n’est pas galonnée. Les manches et les retroussis sont ornés comme pour l’habit.

Les épaulettes de troupe sont portées avec le surtout. Le manuscrit d’Otto donne les épaulettes à fond vert ainsi que la tournante et la bride, avec des franges rouges. Les haches aux manches sont rouges sur fond blanc.

Le deuxième habit des sapeurs est semblable à celui des musiciens de compagnie, mais sans galonnage à la taille.

Le porte-hache est en cuir noirci mat, avec les garnitures des bords et coutures de cuir brillant. La patelette du porte-hache et le couvercle de la petite cartouchière fixée sur la partie large du porte-hache, se ferment grâce à de petits sanglons de cuir avec boucles de laiton. Le couvercle de la cartouchière est orné de différents motifs de haches croisées, aigles couronnées, cors et grenades enflammées en laiton, de diverses formes.

Le dessin du manuscrit d’Otto nous montre un sapeur en 1807, dont la cartouchière n’est pas fixée au porte-hache, mais sur le devant du ceinturon. Le couvercle de la cartouchière est orné d’une aigle impériale couronnée au centre, et de cors en laiton dans les angles.

Sur la face arrière du porte-hache une bande de cuir noir mat est cousue, de telle manière à former des fentes dans lesquelles on glisse les extrémités de la banderole blanche à bords piqués. Cette banderole se porte en travers de la poitrine, attachée aux deux extrémités du porte-hache par des sangles de cuir avec boucles de laiton ; la boucle et les garnitures, (parfois en forme de tête de lion) sont en laiton. Au dessus de la boucle on peut trouver divers ornements en laiton, haches croisées, grenade enflammée, cor, tête de lion ou méduse. Ces ornements peuvent être montés sur un socle de tissus rouge à bords dentelés.

La gravure publiée par « Chez Jean » montre un sapeur en tenue de parade en 1803, sa banderole de porte-hache est dépourvue de boucle sur le devant. La banderole, non piquée sur les bords est décorée de haches croisées et d’un cor e, laiton.

Un passant cylindrique de cuir blanchi à bords piqués est cousue à la partie arrière de la banderole. Il permet de maintenir le manche de la hache à la banderole. Le porte-hache est également maintenu au baudrier du sabre-briquet par une martingale de cuir blanchi découpé en forme de grenade enflammée.

Le baudrier du sabre-briquet est comme ce lui d la troupe, mais orné sur le devant d’éléments en laiton similaires  à ceux figurant sur la banderole du porte-hache. La gravure de martinet représente un sapeur en tenue de grande parade en 1808, avec un baudrier orné d’une tête de méduse sur le dessin du manuscrit d’Otto, il s’agit d’une tête de lion et de haches croisées sur le fond rouge, la gravure de « Chez Jean » représente un cor sur le baudrier de sabre.

Le long tablier est de cuir blanchi. Io se fixe autour du cou par une petite sangle de cuir avec une boucle, à la taille par 2 sangles de cuir.

Le tablier est par ailleurs maintenu par le ceinturon de cuir blanchi à bords piqués. La plaque de laiton estampée représente un cor (parfois avec une grenade enflammée au centre).

L’étude de l’iconographie monte que la partie inférieure du tablier varie quant à sa forme. La gravure de martinet, datée de 1808, montre un tablier avec bords arrondis, ceux de « Chez Jean » (1803), du manuscrit d’Otto (1807) et de l’aquarelle des frères Henschel (1810) sont à bords coupés droits. En tenue de grande parade et de parade, le tablier se porte sous l’habit, par dessus le gilet, en campagne le tablier couvre le surtout, mais n’est pas porté avec la capote.

En campagne, pour faciliter son port, un des coins du tablier peut être relevé grâce à un crochet en acier qui se fixe à un œillet métallique au niveau de la taille ou sur le ceinturon.

Les gants à larges crispins, piqués sur les bords sont en cuir blanchi.

Les sapeurs ayant le grade de sergent ne sont armés que du sabre et éventuellement de pistolets, c’est pourquoi ils ne portent pas le porte-hache avec sa banderole. Le baudrier du sabre est semblable à celui des sapeurs, mais sans  le gousset pour le fourreau de baïonnette. Le ceinturon comporte des étuis pour pistolets sur le devant.

Les sapeurs et les caporaux-sapeurs sont armés d’un sabre massif, garde en laiton en forme de tête de coq ou d’aigle, lame d’acier à double tranchant, parfois avec dents de scie du côté intérieur. Fourreau de bois recouvert de cuir noirci, garnitures de laiton. Ce sabre n’est porté qu’en tenue de grande parade ou de parade, dans les autres occasions il est remplacé par le sabre-briquet de troupe avec sa dragonne. Outre ce sabre-briquet, l’armement des sapeurs comporte la hache et le mousqueton. Le corps de la hache est en acier, le manche en bois noirci, l’embout est en laiton. Le mousqueton est du modèle An IX pour Chasseur à cheval avec la monture en bois, canon, baguette, détente, chien, batterie, ressorts et corps de la platine en acier, le bassinet de la platine et les garnitures du mousqueton sont en laiton. La bretelle du mousqueton est de cuir blanchi à bords piqués avec 2 boutons et la boucle en laiton.

Les sapeurs ayant grade de sergent n’ont que la sabre-briquet il est probable qu’ils aient reçu des pistolets de cavalerie modèle An IX et An XII à garnitures de laiton.

Sapeurs : Ils portaient l’habit de la troupe, avec les épaulettes de sous-officiers. Les états de 1815 font mention des garnitures de manche sous formes de haches en or et des couronnes en or, conformes à la tradition du corps.

Leur équipement se composait du tablier de buffle, d’un ceinturon avec plaque jaune à aigle, du porte hache à giberne orné d’un écusson à aigle, du porte hache à giberne orné d’un écusson à aigle en cuivre et de sa banderole, orné de têtes de Méduse, de gants à la crispin.

Ils étaient armés d’un sabre de sapeur, de la hache et d’une carabine garnie d’une bretelle en buffle.

Uniforme des sapeurs de chasseur à pied de la Garde Impériale.

Habit de chasseur – avec sur chaque bras une double hache en croix brodée d’or sur un drap vert ; épaulettes et dragonne de sergent ; passants, grenades et cors de chasse en or.

En avril 1810, les sapeurs reçurent un même habit galonné sur toutes les coutures, en galons d’or et laine verte de dix lignes de largeur (22,5 m/m).

Le collet, les parements, les revers, la doublure des basques, les tours d poches étaient brodés d’un pareil galon.

Il y avait des brandebourgs en or et laine verte à tous les boutons ; les ornements des retroussis et les haches sur les bras étaient brodés en or.

Les épaulettes avaient les franges écarlates mélangées d’or, les tournantes étaient en or et le corps, vert, coupé de raie d’or en travers.

Les sapeurs conservèrent cet habit de parade jusqu’à la fin de l’Empire.

Le bonnet – était sans plaque, garni d’un cordon or et laine verte, de la cocarde et du même plumet que le bonnet des chasseurs.

Gants –à crispin blancs.

Tablier – blanc ; buffleterie blanche.

Sabre – à large lame ayant la poignée ornée d’une tête de coq en cuivre.

Mousqueton – à garniture de cuivre ; baïonnette.

Hache – à manche noir garni de cuivre à l’extrémité.

Petit uniforme.

Le même que celui de la troupe ; le surtout portant, sur chaque bras, une double hache brodée en or sur vert ; le collet et les parements bordés d’un galon d’or de dix lignes (22,5 m/m), le chapeau est celui de sergent.

Ennemond Rozet, un petit gars du 1er Chasseur.

Ennemond Rozet

Né à Lyon en 1766 – Décédé à Paris en 1832.

Cimetière du Père-Lachaise – 39e division Chemin Masséna

Restauration 2005.

– 17/12/1766, né à Lyon (Rhône).

– 7/12/1783, Inf. ci-devant Béarn admis soldat.

– 4/05/1793, Gendarme de la Convention nationale, passé grenadier.

– 8/05/1793, Grenadiers du Corps législatif, nommé sergent.

– 11/07/1797, Grenadiers du Corps législatif, nommé sous-lieutenant, remplace Chautard

– 3/01/1800, État-major Grenadiers de la Garde (1800-06), passé sous-lieutenant, à la suite.

– 13/10/1800, Chasseurs à Pied de la Garde (1800-06), passé sous-lieutenant en pied.

– 05/07/1802, Chasseurs à Pied de la Garde (1800-06), nommé lieutenant.

– 23/09/1802, Chasseurs à Pied de la Garde (1800-06), nommé lieutenant en 1er (1er Bat. 7e Cie).

– 15/06/1804, Chasseurs à Pied de la Garde (1800-06), Légion d’honneur

– 1/05/1806, 1er Chasseurs de la Garde (1806-09), à l’organisation du corps, lieutenant en 1er 1er bat. 1ère Cie.

– 8/02/1807, 1er Chasseurs de la Garde (1806-09), blessé à Eylau, d’un coup de boulet à jambe droite.

– 28/03/1807, 1er Fusiliers de la Garde (Chasseurs), nommé capitaine (remplace Desmaroux) 1er bat. 2e cie

– 08/02/1809, Fusiliers Chasseurs de la Garde à l’organisation du corps, capitaine 1er Bat. 2e Cie.

– 5/04/1809, 1er Chasseurs de la G.(1809-14), passé capitaine (1er bat. 4e Cie).

– 15/03/1810, 1er Chasseurs de la G.(1809-14), chevalier de l’Empire.

– 1/09/1813, 1er Chasseurs de la G.(1809-14) – Note : à la suite, à Mayence.

– 1/07/1814, Chasseurs à pied de France,  passé capitaine (?) avec rang de chef de bataillon de la Ligne

– Officier de la Légion d’honneur (date ?).

–         Décédé le 22/04/1832 à Paris.

Waterloo 2019 suite et fin

La soirée se profile, et je me dis…. Aie, aie…. Nos amis ukrainiens sont enfin arrivés avec 15 heures de retard mais avec leurs chansons, leurs danses et leurs alcools indéfinissables et connaissant mes gaillards, je me dis que la soirée d’hier n’était qu’un entrainement pour certains ! Je profite également de cette ambiance slave au coin du feu et du clos ou une bonne cinquantaine de personnes de toutes les nationalités entonnent des chants connus et moins connus dans un esprit plus que fraternel. La soirée s’éternise pour certains et l’alcool frelaté ukrainien commence à faire des ravages qui ne seront visible que le lendemain matin quand les plus sauvages se réveilleront affublé d’une « encéphalite éthylo-spongiforme »… la gueule de bois quoi !

Dimanche 23 : réveil, déjeuner, rappel et mise en œuvre du peloton. Oufti qui fait chaud. Départ pour Hougoumont à 9h30, on a perdu certains éléments la veille, mais c’était prévu. Arrivée en bus au-dessus de la ferme, on retraverse le bois pour se cacher de l’ennemi au cas où Alzheimer les aurait tous frappé la nuit et qu’ils auraient oublié notre présence.

On débouche dans le champ en face de la ferme en premier et on s’aligne face aux tirailleurs ennemis. La chaleur est accablante mais ce n’est pas ce qui me tracasse le plus…. Ce qui m’inquiète c’est le canon de José qui se trouve à moins de 30 mètres derrière nous et connaissant son manque de rigueur dans le calcul de la poudre pour les gargousses, je me dis qu’au premier coup de canon on aura perdu et nos bonnets d’ourson et notre ouïe.

On poireaute, on avance, on tire par peloton, par bataillon, tous ensemble et on finit par monter à l’assaut du mur défendu par les « rosbeef ». Certain téméraire passe le mur…. Ben tiens devinez qui ? Et cela se termine en carnage pour nos troupes. On ne va pas refaire l’histoire ! On entre enfin dans la ferme mais pas par la grande porte, que nos voisins de la perfide Albion nous refusent pour nous faire ch.. jusqu’au bout, pour nous désaltérer quelque peu.

Retour en bus vers le DGQN complètement crevé même si certains restent pour nouer les contacts avec les prussiens que nous avons défaits à Ligny. Le repas de midi se prend, relax et avec l’aide bienveillante de nos vivandières.

Le démontage se passe au mieux sous une chaleur caniculaire et après l’éternel « cougnet » tout le monde regagne ses pénates sur du devoir accompli.

Merci à tous

Waterloo 2019 pour le 1° Chasseur.

Jeudi 20 juin : une poignée de courageux ont chargé la camionnette et sont allés monter les premières tentes et l’auvent (qui nous sera d’une très grande utilité) ainsi que l’intendance. Un tout tout grand merci à eux.

Vendredi 21 juin : derniers montages et mise en condition des troupes… Je remercie de tout cœur l’organisatrice (elle se reconnaitra certainement) pour l’écoute et la compréhension dont elle a fait preuve lors de mes petites revendications, toutes acceptées d’ailleurs.

L’ambiance est chaude, et le clos du grognard nous accueille à bras ouverts (merci Melle et Cosette). La nuit va être courte sans aucun doute. Malgré les mises en garde d’usage, la bière bien fraîche nous entraine dans son tourbillon d’ivresse…. Et on finit par se noyer à sa source. On a même vu un sous-officier chercher quelques syllabes entre le feu et la cuisson de ses saucisses, bel exemple.

D’autres s’abandonnent totalement…. Tiennent le camp éveillé jusqu’à quatre heures du matin par leurs chants tantôt révolutionnaires tantôt triviaux. Pas de chance pour nos amis de la Consulaire qui avait mis leurs tentes juste à côté du Clos. On finira par être viré vers l’artillerie un de ces jours.

La nuit, très courte passe, et quelle n’est pas ma surprise d’être interpelé par le Général Pelet qui me fait part de ces reproches et griefs : quelqu’un ou plusieurs seraient venus lui baptiser sa tente ou les abords, se seraient même couchés dessus avant d’essayer de démarrer le tracteur tondeuse du musée pour, d’après leur dire, égaliser la pelouse devant la tente de l’Empereur… On l’a échappé belle, s’ils avaient réussi…. On pouvait se transformer en écossais pour pouvoir revenir à Waterloo l’année prochaine !

Samedi 22 juin : réveil pour tous, difficile pour certains, très difficile pour d’autres. On déjeune sous l’auvent déjà accablé par la chaleur. Le rituel du samedi matin : poudre et cartouches. La soif tenaille déjà certains gosiers. Accueil de l’Empereur dans la cour du « Cailloux » et première garde à l’Empereur pendant la réunion d’Etat-major. Diner sous forme de grosse soupe malgré les 26 degrés à l’ombre. Ecole du soldat en tenue légère ou les fondamentaux sont mis à rude épreuve, c’est vrai qu’avec la déshydratation on perd des facultés !!!

Départ vers Hougoumont par petits groupes qui souhaitent déjà s’imprégner de l’ambiance à la Butte. On se rassemble tous vers 18h30 dans le bois qui surplombe la ferme et on descend …. On a l’impression qu’on est un peu des maquisards. On tire dans le bois sur tout ce qui bouge. On débouche sur la ferme et après avoir reformer le peloton on subit de plein fouet le feu ennemi. Après plusieurs échanges on passe à l’offensive pour un contact bien trop mou à notre gout de nos adversaires du jour.

Après une collation bien méritée, le groupe se scinde et quelques valeureux chasseurs, accompagné d’une vivandière armée d’un pistolet et prête à tout ; nous rejoignons le DGQN pour le souper qui nous attend grâce à nos habituelles et dévouées vivandières…. Merci pour votre aide si précieuse.

A suivre…

16 juin 1815 – Ligny

La bataille de Ligny se déroule le 16 juin 1815 pendant la campagne de Belgique. Deux jours avant Waterloo.

Napoléon veut d’abord battre les Prussiens, avant de se rabattre sur les Anglais. Le 16 juin 1815 au matin, un corps d’armée prussien occupe le village de Ligny. Deux autres viennent le rejoindre dans la matinée.

L’Empereur prépare son plan. Pendant que Grouchy fera diversion sur l’aile droite, les généraux Vandamme et Gérard attaqueront le centre prussien. Lorsque les Prussiens seront fixés, le corps de d’Erlon enveloppera l’armée de Blücher par la gauche.

Dès 14h, le corps de Vandamme (IIIème corps) attaque les villages à l’aile gauche. Il repousse les Prussiens et prend le village de Saint-Amand et de Saint-Amand-la Haye. Blücher envoie sa deuxième brigade pour renforcer la droite de son armée.

Vers 15h, Gérard (IVème corps) attaque le centre prussien dans Ligny. Les Français entrent dans le village mais sont repoussés par une contre-attaque déterminée de la 3ème brigade prussienne. Gérard concentre son artillerie et fait bombarder le village. Il lance ensuite quatre colonnes contre les positions prussiennes. Les Français sont repoussés trois fois. A la quatrième tentative, les fantassins français occupent la moitié du village. Les pertes françaises sont lourdes cependant.

Napoléon attend toujours des nouvelles de Ney qui doit déboucher sur sa gauche. « Si Ney exécute bien ses ordres, il n’échappera pas un canon de cette armée », dit-il à Gérard. À 15h15, Napoléon fait envoyer une dépêche à Ney pour lui demander de se hâter. Puis il fait porter l’ordre au général Drouet d’Erlon, qui commande un corps de réserve, de marcher au plus vite vers Brye, afin de couper la retraite des Prussiens.

Le combat est violent. 17h, les Français occupent les villages de l’aile gauche et la moitié de Ligny. Blücher veut contre-attaquer pour reprendre Saint-Amand sur sa droite. Il envoie deux brigades à l’assaut des positions françaises. Ils sont repoussés, mais les Français ont subi de fortes pertes. Le général Girard, qui commande une des divisions de Vandamme, est tué.

Napoléon attend toujours l’arrivée de Ney ou de Drouet d’Erlon. Ne voyant rien venir, il prépare une attaque décisive avec la Garde. Vers 18h30, alors qu’il s’apprête à lancer une division de la Jeune Garde, des troupes apparaissent sur ses arrières. Il suspend l’attaque.

La nouvelle arrive ! La colonne ennemie est en fait le corps français de Drouet D’Erlon, détaché par Ney. Trop tard pour envelopper les Prussiens, mais au moins l’Empereur est sauf sur son flanc gauche. La bataille peut être gagnée et il va éloigner Blücher de Wellington suffisamment longtemps pour battre les Anglais désormais seuls. Il s’occupera du reste de l’armée Prussienne plus tard.

Vers 19h, la Garde formée en 2 colonnes se porte sur Ligny, la première composée du 2ème, 3ème et 4ème Grenadiers à pied de la Garde, et la seconde du 1er Chasseurs et du 1er Grenadiers à pied de la Garde, l’élite de la Vieille Garde. Ils seront épaulés par la cavalerie lourde de la Garde, les “Gros Talons” et par les cuirassiers de Milhaud.

Pour les troupes prussiennes qui vont recevoir le choc, l’effet psychologique est considérable. Deux colonnes, grenadiers en tête, composées des soldats les plus craints du continent s’avancent sur eux. Coiffés du bonnet d’ourson sur un corps de “géant”, les Grenadiers de la Garde présente à l’ennemi une tête de colonne d’environ deux mètres trente de haut, effet garanti. Aussi bien sur l’ennemi d’ailleurs qui commence à rétrograder, que sur la ligne française qui voit avec soulagement se profiler la fin de la bataille. La Garde est au feu, la bataille va prendre sa tournure définitive ; c’est soit la victoire, soit le désastre. La réponse est donnée dans l’heure qui suit.

Blücher lance alors contre les bonnets à poils français, surnom de la Vieille Garde, sa réserve de cavalerie, soit 32 escadrons.

Ces cavaliers seront refoulés par la Vieille Garde et reconduits par Milhaud. Il fait presque nuit.

Dans une ultime charge, le vieux Blücher tombe de son cheval mort, aussitôt piétiné par les cuirassiers Français qui chargent les Prussiens. Son aide de camp est avec lui, le Maréchal est légèrement blessé, mais fait extraordinaire, aucun des cuirassiers ne l’a identifié à cause de l’obscurité. Il est presque dégagé de son cheval mort, lorsqu’à ce moment précis les mêmes cuirassiers reviennent en sens inverse pour se reformer et charger à nouveau, là encore, personne ne l’a reconnu. Il sera ensuite pris en charge par des cavaliers Prussiens qui talonnaient les cuirassiers Français. Fortement contusionné, le vieux maréchal se fera frictionner à l’eau de vie. L’on raconte qu’il se fera attacher sur son cheval à Waterloo.

Le centre Prussien est enfoncé, au milieu de la brèche, la Garde culbute tout sur son passage. Les Prussiens se replient, mais en bon ordre. La colonne de d’Erlon trop faible est mal dirigée géographiquement ne sera d’aucun véritable secours à l’Empereur. Malgré cela, la bataille est gagnée. Napoléon rappelle ses troupes et organise le bivouac, la Grande Armée sera bientôt couchée, autour d’elle, 20 000 hommes, blessés ou tués le sont également. Les Prussiens n’étant pas très loin, la Garde bivouaque en carrés, feux éteints. L’Empereur couche au milieu de ces remparts vivants. “Ma plus grande erreur, c’est d’avoir couché à Fleurus, si j’étais arrivé la veille devant Wellington, les Prussiens n’auraient pas eu le temps de rejoindre”, dira Napoléon plus tard à Sainte Hélène, après avoir refait pour la énième fois la bataille sur ses cartes.

Le maréchal Grouchy sera envoyé ensuite à la poursuite des Prussiens avec 30 000 hommes d’infanterie et 5 500 cavaliers, formant l’aile droite. Il aura pour mission d’empêcher la jonction de Blücher avec l’armée de Wellington.

Ainsi s’achève la dernière grande bataille victorieuse de Napoléon.

Suite et fin Ligny 2019

Dimanche, 9h30, déjà 25 degrés à l’ombre………. Les chasseurs s’équipent sous la houlette des caporaux. L’aide de camp selle son cheval et astique son plus beau shako. Le lieutenant calme le jeux…. « Border la haie » …. On y est ! Vérification des tenues, distribution de la poudre, dernières consignes. Départ en premier pour la commémoration au canon de Ligny. Pour une fois on est à l’heure et ça à l’air d’étonner le chef du bataillon.

On a passé un cap, les chasseurs de Ligny sont devenus les représentants de la Garde Impériale et ils ont à cœur de le prouver devant tous et toutes. Les mines de chacun sont graves et concentrées sur leur rôle ; plus question de ne pas être pris au sérieux après tant d’années de travail et d’effort à tous les niveaux.

Défilé et commémoration au canon sous l’égide de l’Empereur par toutes les troupes françaises ; et après départ vers le champ de bataille. La ferveur monte au fur et à mesure que la foule des badauds se fait plus dense…. On entre sur le champ… concentré… noyé de soleil et de chaleur.

La bataille se déroule par bataillon, chacun y va de ses mouvements, de ses tirs par peloton et par bataillon ; on enfonce les lignes pour finir le travail de la Ligne mais la résistance prussienne est à la hauteur du combat. Tous les bataillons entrent en action ensemble pour culbuter l’ennemi. Pendant ce temps la 1° escouade des chasseurs passe la rivière et va chatouiller les flancs prussiens par un tir nourri pour diviser leurs forces. La bataille s’achève sur l’assaut général des bataillons français et la capitulation des troupes ennemies qui se retirent en bon ordre.

Retour en défilé vers le bivouac, nettoyage des armes, apéro et repas de midi. Les mines sont marquées par un effort d’une heure et demi sous un soleil de plomb mais en même temps satisfaites de notre prestation et du bataillon de la Garde tout entier. Vers 14h, les premiers reconstitueurs venus d’assez loin, thèques, français et allemands commencent à démonter leur campement pour regagner leurs pénates.

Pour nous, une dernière obligation nous attend, nous descendons en peloton sur le Centre Général Gérard et plus particulièrement à la Grange 1815 pour terminer comme il se doit en musique et en chanson devant le verre de l’amitié ce très beau weekend.

Merci à tous