Wagnelée 2022

Le 16 juin 1815, Blücher est battu à Ligny mais Ney n’arrive pas à prendre la position
stratégique des Quatre-Bras, qui était pourtant vitale pour réussir le plan de Napoléon qui
consistait à vaincre Wellington au mont Saint-Jean et à prendre Bruxelles, qui est l’objectif
de la campagne de Belgique.
Le 17 juin 1815, Napoléon se réveille au château de la paix à Fleurus.
De son côté, Wellington, qui a appris la défaite de Blücher à Ligny, bat en retraite en
direction de Bruxelles.
Napoléon donne l’ordre à Grouchy de poursuivre les prussiens. Mais les troupes alliées ont une demi-journée d’avance. Ni Napoléon ni Grouchy ne comprennent que les prussiens vont obliquer vers Wavre pour rejoindre l’armée de Wellington. Une décision tardive, et décisive pour la suite des évènements. Napoléon se prive de plus de 30 000 hommes pour la bataille du 18 juin.
Dans l’après-midi du 17, l’empereur fait avancer ses troupes vers Waterloo aussi vite que
possible. L’arrière-garde de Blûcher et l’avant-garde de Napoléon vont se rencontrer, c’est
évident. Il pleut depuis plusieurs jours, les hommes marchent dans la boue, la faim au ventre.
Ils s’arrêtent sur la route entre Genappe et Waterloo, où se trouve la ferme du caillou.
17 Juin 1815, aux alentours de Wagnelée, le jour se lève. Après une nuit sans aucun incident,
les sentinelles françaises continuent à veiller sur les abords du bivouac où se repose les
troupes, fatiguées par la longue route.
La route pour Bruxelles est encore longue, et les troupes ennemies sont partout. Les combats de la journée seront difficiles, mais chaque soldat sait que cela marquera le futur.

Première sortie 2022

Première sortie de la saison 2022 à Waterloo.

Marche et école du soldat.

Merci à tous et à la Consulaire pour leur renfort en homme…. toujours les bienvenus.

Merci à tous les chasseurs pour cette promenade et ce pic-nic improvisé chez une bien sympathique habitante à la Papelotte.

Premières photos.

Calendrier provisoire 2022

24 au 26 mars: Bivouac de Wagnelèe

10 avril: journée commémorative Grouchy Gembloux

27 au 29 mai: Napoléoniennes Ligny

17 au 19 juin: Waterloo

8 au 10 juillet: Bivouac de Philippeville

23 au 25 septembre: 4°Jubilé impérial Rueil Malmaison (PARIS)

14 au 16 octobre: IENA – 215° anniversaire

Damvillers ?

Montereau suite et fin.

Dimanche matin, difficile pour tous sans exception. On se retrouve à table pour le déjeuner des plus frugal et mon jus de chaussette est meilleur que la veille.

Des escarmouches sont prévues ce matin dans les bois à 3 km du centre. On se tâte ! Les plus jeunes et téméraires se sentent pousser des ailes et décident d’y aller. Briselame, la Murette, le Liégeois, le Lésard et Coincoin se mettent en route vers les cimes de Montereau. Les moins vaillants, dont je fais partie, calculent les heures à conduire pour le retour et décident de commencer à démonter le campement. Nous voilà au même moment quasiment chassé de notre campement par les ouvriers communaux qui soufflent la paille et ramassent le bois. Bah je pense qu’on nous fout dehors…Très vite l’eau nous est aussi coupée, la coupe est pleine, non plutôt vide.

Nos 5 gaillards réapparaissent complètement crevés après des escarmouches du côté allié (parait qu’on tire plus de ce côté-là) et après avoir parcouru presque 10km dans les bois. On finalise le chargement et on repart vers notre Belgique chérie.

Le retour se passe sans encombre jusqu’au moment ou Joss décide de ne pas se sentir trop bien, nous obligeant à nous arrêter sur la bande des pneus crevés avec 10 kg de poudre et 10 fusils. Je prends le volant et exhorte celui-ci à boire de l’eau pour se remettre…. Bien mal m’en prend ! Après avoir ingurgité 3 litres d’eau, me voilà obligé de m’arrêter toutes les demi-heures en catastrophe pour soulager la vessie de Joss que je trouve bien petite… la vessie 😊.

Enfin la délivrance après 7 arrêts pipi et 5 heures de route… Nous voici à Ligny. Mes camarades de route nous ayant lâchement abandonnés après le cinquième arrêt « commodités », tout à fait compréhensible.

Merci à tous pour ce bivouac et ces aventures.

Montereau suite:

Samedi 15h. Quatre chasseurs sont désignés pour accompagner l’Empereur pendant le défilé de cet après-midi. La Louche, Briselame, Rossignol et La Murette se portent volontaire pour cette tâche plus de service d’ordre que de garde proprement dite : « job well done » après avoir rappelé à chaque emplumé de l’état-major que l’on n’est des chasseurs de la Garde avec des caractères bien trempés. Défilé sans encombre dans un centre-ville bien plus clairsemé qu’il y a 7 ans, coincé entre les chasseurs de Nemours et le 2ème, avec le capi précédé de nos deux fières pupilles.

Retour au bivouac avant de se rendre dans le parc pour en découdre avec les alliés. Une certaine attente s’installe (il faut que les différents régiments français, soit 200 soldats, passent chacun sur le corps des 50 alliés présents), c’est à notre tour flanqué du 2ème chasseur, tiens on a perdu Nemours dans l’aventure, que nous apparaissons dans le parc. Quelques salves plus tard nous déboulons dans les installations ennemies pour une petite joute sympathique ; mais pas pour tous puisque Coincoin pour son premier combat ne trouve rien de mieux que de foncer baïonnette tendue vers nos « amis » prussiens qui s’empressent de lui rappeler que c’est dangereux une baïonnette !!!

Défilé devant l’Empereur de son petit nom « Jigé » et retour au bivouac sous les cris de « hourrrrra », comprends pas ? Après quelques efforts de tous pour préparer notre souper du soir, Briselame et La Murette amuse le public présent par des airs de tambour et de fifre. La soirée s’étire paisiblement jusqu’à ce qu’on se décide d’aller boire un verre bien frais en ville, aie. On squatte un bar tabac tenu par un couple de « français-vietnamien » qui n’en revient pas du nombre de bières que l’on peut boire et c’est à cet endroit que la Murette décide de pourrir les WC… cause à effet, pas sur mais le gars ferme son établissement dans la foulée ! Retour au bivouac et on décide d’aller boire à la 2ème, mais comme chaque fois tout le monde fait dodo depuis bien longtemps. Ah, ces petits vieux de la Garde… Certains rentrent dans leurs pénates et d’autres glissent vers nos amis prussiens gouter leurs spécialités jusque tard dans la nuit. Tiens, on n’entend plus Boussole !!!

A suivre…

Retour à Montereau

Certains s’en souviennent mais nous avions déjà pris nos quartiers dans le parc des Noues à Montereau sur Yonne il y a un peu plus de 7 ans pour le bicentenaire de la bataille de la même ville. L’équipe était fort différente, seuls 4 chasseurs étaient du voyage en 2014 et à cette édition de 2021. C’est une escouade bien frêle de 14 chasseurs, au regard du nombre de chasseurs dans le régiment, que nous prenons la route pour un peu moins de 400 kilomètres vers la France et à 20 kilomètres de Fontainebleau. Le voyage se fait en camionnette pour Joss et moi-même, chargée comme une charrette à bœufs, sans pass covid, avec 5 kg de poudre et 10 fusils non déclarés ! Tout est possible….

Sur place, quasi tout le monde est présent vers 17h pour le montage du camp. On décide de rationaliser les tentes en groupant les couples de dormeur. La première soirée commence par un petit restaurant « grill » ou la bière coule déjà à flot en préparation du match de ce soir. Je pense que tous ceux qui étaient sur la terrasse se souviennent des belges de cette soirée : « on est chez nous… ». Le match n’est pas comme on l’espérait, restait plus qu’à noyer notre chagrin… chose faite.

Nous aurons la visite pendant la nuit d’un visiteur indésirable, éméché et prêt à « taser » qui le voulait bien. Heureusement que Briselame dans sa sobriété toute relative décide de sortir sa pétoire et de lui montrer la charge en 12 temps avant de vouloir lui cramer la gueule. Tout dans la délicatesse Briselame ! Boussole perd une nouvelle fois le nord et fini une nuit blanche sans voyelles sous l’auvent.

Au matin, malgré ses difficultés d’élocution, Boussole réussi à nous ramener des baguettes pour le déjeuner. Tout le monde se met à la tâche pour que le déjeuner se passe au mieux. Une fois n’est pas coutume, préparation de la poudre pour les escarmouches de cet après-midi. Visite du « général » Pellet qui essaye de nous présenter un nouvel emplumé représentant Murat ! Pas trop bien reçu, il s’est même pas présenté et doit apprendre qui nous sommes….Bah encore un emplumé de plus plein aux as et qui n’a jamais dormi dans la paille.

Entretemps réajustement des victuailles en faisant des courses au « carrefour » du coin. La matinée se termine par une école de peloton avec nos « amis » du 2°, de la merde… on a fait que ça. On rentre fâché sur nous même parce que l’on sait que l’on n’a pas bien travaillé, ce n’est que partie remise.

C’est aussi la première fois que le 1 Chasseur sort ses deux uniformes de pupille pour prendre sous son aile les recrues Ryan et Clément, habillés de leur superbe livrée verte et jaune et coiffé de shakos tout neuf. Ils feront honneur à leur rang et seront disponibles pour la vie du camp mais aussi pour les écoles de soldat et pour le défilé de l’après-midi.

Notre vétéran étant hors service pour tout le weekend, c’est donc les cadres qui se mettent à la tâche bien aidé par tous chacun à leur tour pour préparer la pitance, plus frugale qu’à Waterloo sans nos vivandières de choc. (A suivre)

Waterloo 2021 – suite et fin

La deuxième nuit est plus calme, comme chaque fois et au petit matin, les premiers éclopés se font connaitre à l’appel… dur la vie de fantassin. Départ 9h après un déjeuner frugal et court, on reprend les bus parce que la marche du samedi a laissé des traces dans les organismes au même titre que la vinasse et la chope de la nuit.

Retour sur Hougoumont pour effectuer la même prestation que la veille au soir. Tout se passe pour le mieux devant un public conquis par notre savoir faire et notre prestance. De retour au bivouac du Caillou, les vivandières nous ont préparé un apéro digne de leur savoir-faire. Une salade de poulet et son accompagnement qui sont les signes avant-coureurs d’une sieste annoncée.

L’après midi s’étire au verger par la visite des curieux de l’Empire et aussi ceux bien incrédules de nous voir dormir dans la paille. Une démonstration d’escouade est proposée par Le Lyonnais accompagné de Brise-lame, Cousin et Boisansoif pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Reste plus qu’à démonter le campement, en deux temps trois mouvements, c’est presque fait.

Tout le monde se quitte la certitude du devoir accompli avec les remerciements de Nathalie notre organisatrice et hôte de ce weekend au Caillou.

A la prochaine, à Waterloo.

A noter :

Boussole en première comme vétéran, Coincoin… a raté les cours de psychomot étant plus jeune, Arnaud, une belle première discrète mais efficace (désolé d’avoir subi les nuits avec moi), Brise-Lame chassez le naturel et il revient au galop… hein prof 😊, Cousin a appris que le mur était classé pas son téléphone, Rossignol a coulé ses pieds dans un seau de crème, l’Oblique est le seul qui sentait le savon les deux jours… camping empire, et Marie Aube qui a rafler la solde de tous les chasseurs avec son commerce et ses charmes 😉.

Waterloo2021.

Le 1° Chasseur prend possession du verger avec en face nos « frères » du 2° Chasseur, nos amis de la 8° doivent quant à eux se déployer derrière dans les champs.

Après une année bien morose, c’est en comité restreint au niveau des troupes françaises que nous arrivons sur le Caillou cette année, Covid oblige.

34 chasseurs du 1° Régiment 2° compagnie sont présents ce weekend du 18 au 20 juin 2021 au Caillou et pour la première fois notre chasseur Boussole en vétéran. Le montage et le déchargement de la camionnette vont bon train, et les tentes des retardataires sont montées aussi… Quelle équipe !

La première nuit, une fois n’est pas coutume est assez courte et les retrouvailles sont comme elles doivent être après plus d’un an sans bivouac… arrosées. Les cris, champs et divers ronflements reprennent place et vie au sein du verger, au grand damme de certains…mais pas de chez nous.

La première matinée est compliquée pour les couche-tard, poudre, garde à l’Empereur, école d’escouades sont le lot des chasseurs ce samedi matin. La pitance est bonne grâce à nos vivandières aux petits soins pour nous. L’apéro se prend avec nos compères de la 8°, en toute tranquillité.

Après ces victuailles, retour aux affaires par une école de peloton sous la canicule et avec l’escouade du 2° Chasseur qui forme le peloton des chasseurs avec nous. Les manœuvres sont difficiles et imprécises … manque d’entrainement et de communication positive, mais on y arrive même avec le tirailleur.

Départ à pied pour Hougoumont pour le 1° Chasseur, les jeunes cavalent et les vieux (dont je fais partie) trainent la jambe. Arrivé sur place, un petit sandwich préparé par nos vivandières et un coup d’eau. Pas facile tous les jours. Nous nous dirigeons vers la porte sud de la ferme pour attendre une prestation « spectacle » pour le public du BW. Une fois n’est pas coutume nous n’aurons pas à nous défouler sur nos amis les homards. Une attente s’installe entre les cavaliers, la musique de Waterloo, le 2° Chasseur et la 8° de Ligne. Chacun son tour on se lance dans un ordre bien précis vers la cour de la ferme dans un épais rideau de fumée pour effectuer des manœuvres commentées par notre Maréchal « kiki » Ney, on sort au son des tambours avant de se faire arroser par les Rosbif aidés des Prussiens à travers la muraille. La 8° enfonce la porte nord et nous surgissons en mode défilé à travers la cour. On recommence cela 30 minutes plus tard et nous finissons notre défilé par une maigre collation faite d’une bière chaude bue en quatrième vitesse…

On rentre en bus sous la pluie vers le bivouac, on fini de se sustenter vers minuit et commence une nuit bien longue et bien arrosée, dans tous les sens du terme. ( A suivre)

Organisation et rôle au sein du 1er chasseur 2ème compagnie


1) l es chasseurs :
Soldats d’élite de la vieille garde impériale, ils sont 80 dans une compagnie. Ils sont soumis à un régime préférentiel par rapport au reste de l’armée :priorité dans les rations, voyages en charrettes,remplacement des uniformes plus fréquent, etc.
Le chasseur obtient d’office le grade de caporal (certains réfèrent même à sergent) en présence de soldats d’infanterie de la ligne.
Afin d’accéder au 1er régiment de chasseur, il faut théoriquement mesurer au minimum 1,76m, 5ans de service dans l’infanterie légère et 2 campagnes.
Le chasseur obéit à ses sousofficiers, et officiers subalternes, ainsi qu’aux sous-officiers et officierssubalternes de la vieille garde. Les officiers subalternes et supérieurs de la garde impériale (jeune à vieille garde) ont autorité sur les chasseurs (ils sont de base eux même issus de lavieille garde). Un sous officier, officier subalterne ou supérieur de la ligne n’a aucune autorité sur un soldat de la garde impérial sauf sur ordre écrit et signer d’un officier de la garde. Il ne faut pas oublier que la garde est un corps d’armée distinct du reste de la grande armée.
Les chasseurs ne peuvent théoriquement porter que la moustache et les favoris. Le port des boucles d’oreilles en or y était obligatoire, retour aux traditions de l’ancien régime pour les corps d’élite.
Beaucoup portaient aussi des tatouages représentant des aigles, des grenades, voir même l’empereur.
2) Les sapeurs
Les sapeurs, présents au nombre de 2 par compagnie, portent automatiquement le grade
de caporal sans avoir à endosser leurs fonctions.
Le sapeur aura le pénible rôle d’ouvrir la voie aux hommes lorsque le chemin est impraticable : chevaux de frise, barricades, portes etc. sont les éléments qu’ils doivent
dégager.
Le sapeur à le droit de porter une barbe en signe de reconnaissance du métier dangereux
qu’il exerce (au plus la barbe est longue, au plus le sapeur est brave). Elle doit cependant
être taillée et entretenue.
Il y a un Sergent et un Caporal sapeur supervisant l’ensemble des sapeurs au sein de
l’état major du régiment.
3) Les tambours et fifres
Il y a deux tambours par compagnie. Ils ont automatiquement le grade de caporal, mais n’en
assurent pas la fonction. Le nombre de fifres n’est pas renseigné, il semblerait que ce soit unsoldat qui endossait le rôle de musicien.
Les tambours ont un rôle d’ordonnance : sonner les différents moments de la journée : du réveilà l’extinction des feux ;donner une cadence lors des marches, transmettre certains ordres que la voix seule d’un officier ne pourrait transmettre (feu de bataillon, charge, retraite, etc.)
Les tambours sont sous le commandement du tambour major, en l’absence de celui-ci, ils obéissent à l’officier de la compagnie, soit le capitaine ou au sergent major.
Le tambour, de par son rôle de régulation, est exempt de toutes corvées collectives (sauf de faction/ garde). L’entretient de ses instruments lui incombe.
4) Les caporaux
C’est le sous-officier le moins gradé d’une compagnie. Il y a 8 caporaux par compagnie (1
pour 10 hommes). Lorsque les escouades sont formées, un caporal chef d’escouade est
attribué. C’est lui qui relayera les ordres aux hommes de troupes, tant en bataille qu’au
bivouac (gestion des corvées, inspection de l’escouade dans la tenue et l’armement, etc.).
Il est reconnaissable par ses galons couleurs aurore placé aux parements de manches. Le
caporal doit référer de ses actions directement au sergent. Pour connaître exactement les rôles des caporaux, consulter le manuel d’infanterie 1813 en pages 348 à 435 « devoirs du caporal ».
5) Le caporal fourrier
Le fourrier est le secrétaire, l’écrivain et le responsable du logement de la compagnie. Du point de vue administratif, il s’occupe de l’intendance. Il doit être présent à toutes les distributions avec un officier.
Il s’occupera de compléter le livret militaire des hommes, et celui de la compagnie sur les comptes des soldats, les effets de linge, etc.
Il veillera aussi à la bonne tenue du matériel par les chasseurs. Il peut exige une réparation sur le champ à l’homme sous sa supervision directe.
Pour approfondir, le rôle très étendu du fourrier, consulter le manuel d’infanterie 1813 des pages 329 à 346. On le reconnaîtra par ses galons aurore au parement de manches, et son galon doré au bras.
6) Le sergent
Au nombre de 4 par compagnie. Il est sous-officier de 1ère classe. Le rôle du sergent en bataille est simple, il ne fait que transmettre ce qu’on lui dit. A ce titre, il est chef de subdivision car il commande deux escouades. Il doit référer de ses actions au sergent major ainsi qu’aux officiers.
Au camp, il veille à ce que les caporaux appliquent les hommes à la tâche, il les supervise de jour comme de nuit.
7) Le sergent major
Le sergent Major est « le premier sergent de la compagnie », c’est lui la référence parmi les
hommes. Il tient les livres d’administration, de police, de discipline et d’instruction. Le Livret de punition ou livre rouge détaille les fautes graves et leurs punitions avec leur durée. Il aura sous ses ordres tous les hommes du rang, les caporaux et les sergents. Ce grade implique de maîtriser l’ensemble des règlements théoriques de tous sous-officiers ainsi que l’ensemble des écoles militaires (du soldat, du peloton, etc.). Dès lors, maîtriser les pages 1 à 443 du manuel d’infanterie est un passage obligé.
8) Les officiers subalternes
Le lieutenant et le sous-lieutenant commandent respectivement la 2ème et la première section. Ils relayent les ordres du capitaine. Ils sont exempts de corvées et se mêlent peu de la vie en camp ou en caserne.
Le Capitaine, il commande une compagnie de chasseurs, selon les ordres reçu par les supérieurs hiérarchique de la garde. Se trouvent au dessus de lui : 2 colonels, 1 major, 3 chefs de bataillons , un général de division, un colonel général et l’empereur, pour ne citer qu’une infime partie des officiers supérieurs à lui.
Tout officier ayant un grade supérieur à capitaine n’appartient pas à une compagnie et commande à plus large échelle la garde.


Organisation d’une compagnie
En résumé, une compagnie de chasseur est composée de 80 chasseurs, 2
sapeurs, 2 tambours, 8 caporaux, 1 caporal fourrier, 4 sergents, 1 sergent
major, 1 sous-lieutenant, 1 lieutenant et 1 capitaine
Les 80 chasseurs sont répartis au sein de 8 escouades de dix hommes.
Chaque escouade est directement commandée par un caporal.
Deux escouades forment une subdivision, commandée par un sergent. Il y
4 subdivisions.
Le sergent major sert de relais entre les officiers subalterne et les sousofficiers.
Le caporal fourrier est intégré dans les rangs.
Le sous-lieutenant prend en charge 2 subdivisions formant ainsi une
section.
Le lieutenant prend les 2 autres subdivisions et forme la 2ème section.
Le capitaine supervise l’ensemble appelé compagnie.
En fonction des besoins, les sapeurs seront intégrés dans les escouades
ou placé ailleurs (à l’arrière, aux extrémités, rassemblés avec des
sapeurs d’autres compagnies, etc.).
Les tambours peuvent être placé à l’arrière, près du capitaine, ou sur les
extrémités de la compagnie, voire même en colonne en fonction des
besoins).
Sources :
Le manuel d’infanterie 1813
A. Jouineau « La garde impériale, tome 1, les troupes à pied »
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A. Pigeard, Nouveau dictionnaire de la grande armée

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